A l’adolescence la hernie est souvent d’origine congénitale, c’est-à-dire présente à sa naissance. Elle provient d’un défaut de fermeture du canal péritonéo-vaginal durant la vie embryonnaire et se révèle lors d’un effort sportif. Il faut une intervention chirurgicale complète.

Dans la deuxième partie de la vie, les hernies se constituent à l’occasion d’une faiblesse musculaire de la paroi, fréquente après une prise ou une perte de poids importante. Si aucune ne guérit spontanément, toutes ne nécessitent pas un geste chirurgical. Du moins chez les hommes. Cela dépend de l’âge, de la gêne ressentie, du risque de complication (étranglement de la hernie). Et toutes ne sont pas opérées de la même façon.

L’intervention consiste à replacer la hernie à l’intérieur de la cavité abdominale, puis à renforcer la zone de faiblesse musculaire. Ce geste peut se faire par suture des différents plans musculaires ou, plus souvent, par la mise en place d’une prothèse de renfort de la paroi. Celle-ci réalise un  maillage  visant à empêcher le trou ayant permis la sortie de la hernie de se reformer.

Cette technique diminue le risque de récidive de 50 %, et ne cesse de progresser. La qualité des prothèses a augmenté, conduisant de plus en plus de chirurgiens à l’adopter. Si les premières étaient en acier, gênant les patients pour se pencher, les suivantes ont été composées en matière synthétique. Certaines sont fabriquées en trois dimensions, épousant les formes anatomiques, d’autres en matériau composite, dont une partie est résorbable. La petite dernière est enduite d’une substance permettant d’accélérer son intégration. Elle colle un peu comme un timbre-poste, on la pose contre la paroi et elle tient toute seule. Absence de fils veut dire aussi moins de douleurs postopératoires. Et, comme la plupart de ces interventions se pratiquent sous anesthésie locale, la récupération est rapide, huit jours d’arrêt de travail suffisent dans la plupart des cas.