Pour pouvoir passer son permis aujourd’hui, un candidat doit patienter en moyenne quatre mois. On peut croire que ce délais va diminuer grâce notamment à la réforme du permis pour le rendre plus sûr, moins cher et plus rapide à passer que le gouvernement est en train de peaufiner, mais c’est tout le contraire qui va sans doute se produire.
En effet, une circulaire, adressée secrètement en décembre dernier par la Direction de la sécurité et de la circulation routière aux préfets, vient de mettre à mal les engagements du gouvernement. Deux cent cinquante mille places supplémentaires devaient être allouées cette année et en 2011, grâce notamment à l’organisation d’examens le samedi matin, pour désengorger les files d’attente. Cette circulaire supprime cette proposition.
Un représentant de l’intersyndicale des enseignants de la conduite et des propriétaires d’auto- écoles évoque une trahison alors qu’ils participent actuellement aux réunions de préparation pour l’élaboration de la réforme du permis. Un projet sur lequel tout le monde était d’accord et qui allait dans la bonne direction.
L’intersyndicale estime qu’avec ce retrait des pouvoirs publics, sans concerter les organisations professionnelles, c’est environ 20 % de potentiel d’examens qui va être supprimé en 2010.
Les candidats au permis vont donc voir le temps d’attente pour passer l’examen augmenter de façon significative.
Le coût de leur formation risque aussi d’augmenter, puisqu’il leur faudra prendre des leçons supplémentaires pour pouvoir être prêts le jour J.
Les représentants de l’Unidec ont envoyé un courrier à  François Fillon, pour tenter de débloquer la situation, faute de quoi ils appelleront les professionnels de la conduite à faire entendre leur colère dans la rue.
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