Depuis le mois de juin les juges d’instructions ont multiplié les auditions notamment aux Comores.
Des techniciens intervenus sur les débris de l’avion yémenia, aux gendarmes chargés de l’enquête, rien ne semble avoir été laissé au hasard.
Apres huis mois de recherche, les juges veulent maintenant rassurer les familles de victimes en détaillant le contenu de leurs investigations et des moyens mis en œuvre pour parvenir à des pistes de réflexion.
On peut retenir notamment que la piste d’un missile tiré sur l’avion a été écarter. Mais on se pose toujours la question à savoir s’il s’agit d’un problème technique, météorologique ou bien de de pilotage.
Il faut aussi prendre en compte le fait que la compagnie yemenia était visée par les autorités de l’aviation civile européenne depuis trois ans et pourtant elle n’avait jamais l’objet de mesures de censures qui auraient peut-être pu éviter cet accident.
Plongées dans l’attente et l’incertitude depuis l’accident, les familles accueillent cette rencontre avec le juge avec satisfaction et soulagement.
Pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire, le Yémen doit accepter de collaborer avec les juges d’instructions.
Or selon les défenseurs des familles, le pays préfère rester dans l’ombre.
Apres huit mois d’enquête la justice française n’est toujours pas en mesure d’expliquer les causes exactes de ce crache aérien des Comores.
Pourquoi le Yémen reste-t-il emmurer dans son silence ?
La compagnie aurait-elle des choses à se reprocher ?
Ce qui est sure, c’est que pour les familles des victimes, ce refus de coopérer est vécu comme une insulte.
En attendant les juges d’instruction ne peuvent que continuer à interpeller le Yémen pour obtenir des réponses à leurs demandes, ce qui est loin d’être le cas.
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